
Les hommes-bêtes :
Les Amérindiens le surnommaient windigo ou omah. Pour les Américains, il porte le nom de bigfoot. Les Canadiens, eux, le nomment sasquatch. Au Tibet c’est le Yéti, que les Occidentaux appellent l’abominable homme des neiges. Les Tibétains, eux, lui donnent le nom de migou. Jowie en Australie, L’orang pendek de Sumatra, l’Almasty du Caucase, l’Almass de Mongolie, Ngoloko en Afrique…Si tout le monde a entendu parler du yeti, l’ « abominable homme des neiges », rares sont ceux qui connaissent l’existence d’êtres mystérieux, mi-hommes, mi-bêtes, qui hantent l’Amérique du Nord, la jungle amazonienne, l’Australie ou la Sibérie. Bien entendu, ces créatures se soucient peu de fournir des preuves de leur existence. Pourtant, des témoins sont formels… Une pièce à verser au dossier des hommes-bêtes.

Des faits ? En 1974, une jeune Népalaise est attaquée par un yeti. Elle gardait un troupeau de yacks dans l’Everest, à plus de 4 000 m d’altitude. En 1978, Lord et Lady Hunt effectuent un voyage au Népal, pour commémorer la première ascension de l’Everest, réussie vingt-cinq ans plus tôt. Ils découvrent de gigantesques traces de pas dans la neige, tout autour de leur refuge. En Chine, les apparitions d’hommes sauvages ou d’hommes-bêtes n’ont pas donné lieu à beaucoup de commentaires. Rareté du yeti ou perplexité officielle ? Nul ne sait. Toujours est-il que, vers le milieu des années soixante-dix, de singuliers rapports ont été reçus de la province du Ho-pei et de celle du Chan-si, régions montagneuses et boisées de la Chine du Nord : des créatures y auraient été aperçues.

Le témoignage de Pang Gensheng, un chef de village de trente-trois ans, ne manque pas d’intérêt. En juin 1977, alors qu’il coupait du bois dans les forêts des monts Taibai, dans le centre du Chan-si, Pang Gensheng a reçu la « visite » d’un homme velu. Il raconte : « Il s’approchait de moi. Je pris peur et me mis à reculer jusqu’à ce que j’aie le dos contre une paroi rocheuse. Je ne pouvais pas aller plus loin. L’homme velu, qui n’était plus qu’à deux mètres de moi, se rapprocha encore d’une cinquantaine de centimètres. Je levai alors ma hache, prêt à défendre ma vie… Nous sommes restés ainsi à nous épier, sans bouger, pendant plus d’une heure ! Ensuite, j’ai ramassé une pierre à tâtons, sans le quitter des yeux, et je l’ai lancée dans sa direction. Elle l’atteignit à la poitrine. Il poussa des hurlements et se mit à frotter l’endroit avec sa main gauche. Puis, il se tourna vers la gauche et s’appuya contre un arbre. Il est enfin parti lentement, vers le fond du ravin, tout en grognant… » L’ « homme », qui mesurait environ 2.10 m, avait un front fuyant, des yeux noirs très enfoncés, une mâchoire saillante et des dents larges. Ses longs cheveux bruns flottaient librement sur ses épaules. Son visage et son corps étaient couvert de poils. Il marchait en écartant largement les jambes et les bras, qui, très longs, descendaient plus bas que ses genoux.

D'une apparence presque semblable à celle du Yeti, le Bigfoot est connu pour avoir fait de nombreuses apparitions. On signale sa présence dès 1830 dans certains journaux américains. Mais le document le plus déroutant est un film d'amateur de quelques minutes montrant une de ces créatures se promenant dans la forêt. Il a été tourné en 1967 par un certain Roger Patterson à Bluff Creek, en Californie du Nord. Les nombreux scientifiques qui ont examiné soigneusement le film, en ont déduit qu'aucun trucage n'avait été employé pour le réaliser.

Photographie tirée de la fameuse vidéo de Roger Patterson en 1967 à Bluff Creek, Californie. Aucun trucage n'a été décelé.

Autre photo tirée de la célèbre vidéo de Roger Patterson. Aucun trucage n'a été décelé dans ce film qui a été analysé des centaines de fois.

Mais le principal indice venant appuyer l'hypothèse de l'existence du Bigfoot reste les empreintes retrouvées. En effet, de nombreuses traces de pas ont été recensées. Elles ont fait l'objet d'études anatomiques et biomécaniques très approfondies, notamment par Grover S. Krantz, anthropologue. En particulier, certaines d'entre elles montrent la présence de dermatoglyphes (empreintes digitales et palmaires du pied), rendant une supercherie invraisemblable. Notons qu'il ne s'agit nullement de pieds humains de grande taille, puisque les traces (en tout cas celles qui résistent à l'examen) présentent des caractères anatomiques bien spécifiques : double thénar (l'éminence charnue à la base du gros orteil), allongement relatif du calcaneum, pied plat (absence de voûte plantaire), faible différenciation des orteils, etc.

Cette empreinte fut découverte sur une pente au nord de l'outaouais en 1998.

